Après le passage au début du millénaire du légendaire gardien José Luis Chilavert, héroïque malgré la défaite des siens au but en or face aux Bleus de 1998, le Paraguay est de nouveau attentif aux performances du Racing Club de Strasbourg, depuis que son attaquant star Julio Enciso y a signé l'été dernier. Buteur face à l'Allemagne au tour précédent (1-1, 4-3 t.a.b.), il a été l'un des grands artisans de l'exploit de l'Albirroja qui retrouve les huitièmes de finale de la Coupe du monde pour sa première participation depuis 2010, avec un duel déséquilibré face à l'équipe de France, samedi 4 juillet à Philadelphie (23h en direct sur M6 et M6+).
De toutes parts, on annonce l'enfer aux Paraguayens face à l'attaque effrayante des Bleus, mais pas de quoi émouvoir le joueur de 22 ans. "Nous n'avons peur de personne. Inutile de les nommer, ce sont des stars. Ils gagnent tout et nous allons nous préparer à les affronter comme tels", disait-il avec confiance, après avoir renvoyé nos voisins d'outre-Rhin chez eux. "Mais nous avons aussi nos propres atouts, et avec notre style de jeu, nous allons essayer de mettre en difficulté n'importe quel adversaire".
Il faut dire qu'Enciso n'est pas du genre à baisser les bras, lui qui incarne parfaitement l'ADN combatif de sa sélection : le "garra guarani", équivalent local de la grinta. À une semaine du Mondial, le natif de Caaguazu s'est blessé et est sorti en larmes sur une civière lors d'un match de préparation face au Nicaragua (4-0), touché à une cuisse et à la hanche après plusieurs contacts rugueux.












