Dans un scénario bien ficelé, le couple de trentenaires est parvenu à subtiliser des données clés grâce à des caméras intégrées dans des lunettes.
Publié le 03/07/2026 21:51
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Un véhicule de gendarmerie du Var. (illustration) (SOPHIE GLOTIN / RADIO FRANCE)
Un couple sera jugé en septembre prochain pour avoir escroqué 1,5 million d'euros en cryptomonnaies à des propriétaires d'un bien immobilier situé dans le Golfe de Saint-Tropez, dans le Var, rapporte ICI Provence vendredi 3 juillet. Au printemps 2025, de riches propriétaires décident de mettre en vente leur bien immobilier pour un montant de plus de 10 millions d'euros. Un couple, se présentant comme des intermédiaires d'un client italien, les contacte. Lors d'un premier rendez-vous dans un hôtel de Milan, le couple confirme que ce client est très intéressé et est prêt à mettre plus cher. Mais pour sécuriser la vente, le couple demande aux propriétaires de provisionner une garantie des frais de vente de 1,5 million d’euros en cryptomonnaies. Les propriétaires se laissent convaincre, créent un compte et versent la somme.Mais pour s'assurer que la garantie a bien été créditée, le couple de trentenaires demande aux vendeurs de montrer que le compte a bien été créé. C'est là qu'ils parviennent à récupérer le numéro de compte et les clés de sécurité au moyen de caméras intégrées dans des lunettes. Ils vident alors le compte.Les victimes déposent plainte à la gendarmerie. L’enquête, confiée à la Brigade des recherches de la compagnie de Gassin-Saint-Tropez, sous l’autorité du parquet de Draguignan, permet d'identifier les suspects au bout d'un an. Leur arnaque est connue sous le nom de "rip deal" ou "fausse vente".Les gendarmes parviennent à localiser le couple à Cavalaire-sur-Mer dans une villa qu'ils ont loué. Domiciliés en région parisienne, mais très mobiles, ils sont déjà connus pour escroquerie. Interpellés jeudi 25 juin dernier et placés en garde à vue, les deux trentenaires ont nié les faits. Présentés à un magistrat, ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Ils seront jugés le 1er septembre pour "escroquerie en bande organisée" et "non justification de ressources". L’enquête patrimoniale a démontré que le couple d’escrocs présumés était propriétaire de trois biens immobiliers sur la Côte d’Azur pour une valeur totale de 1,9 million d’euros. Ces trois biens ont été saisis par la justice.






