Les premières conclusions après la mort d'un sexagénaire dans un commissariat à Paris ont été rendues. L'autopsie conduite sur l'homme de 78 ans, décédé mercredi 1er juillet durant sa garde à vue dans le 20e arrondissement de la capitale, "ne relève aucune lésion de prise, de maintien ni de défense", a indiqué vendredi le parquet, sollicité par l'AFP.

"Le médecin ayant procédé à l'autopsie fait état d'une défaillance cardio-pulmonaire se traduisant par un œdème pulmonaire massif, plus probablement d'origine cardiogénique", a-t-il ajouté.

Le parquet de Paris a confié à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale), la police des polices, une enquête en recherche des causes de la mort.

En garde à vue pour violences conjugalesLe septuagénaire était en garde à vue depuis mardi matin dans le cadre d'une enquête pour violences conjugales. "Il a fait l'objet d'une visite médicale peu après 13h (mardi), à l'issue de laquelle son état de santé a été déclaré compatible avec la mesure de garde à vue, et son traitement quotidien pour la prostate lui a été délivré", avait expliqué jeudi le parquet.

Le lendemain, à 9h, les policiers l'avaient vu, "sans qu'aucune anomalie" ne soit rapportée. Mais "à 10h40, les policiers l'ont découvert inanimé dans sa cellule", avait précisé le ministère public. "Des soins d'urgence lui ont été prodigués avec usage du défibrillateur" sans succès, et son décès avait été constaté par un médecin vers 11h, avait précisé le parquet. "La température des locaux a été mesurée à 26 degrés", avait-il noté.