Des millions d’Américains font face jeudi à une chaleur accablante qui devrait persister pendant plusieurs jours dans l’est du pays, notamment dans la capitale Washington et à New York, et pourrait peser à la fois sur la Coupe du monde de soccer et les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis.Cette « vague de chaleur dangereuse et record se maintiendra sur la majeure partie du centre et de l’est des États-Unis jusqu’à vendredi, puis se concentrera sur l’est du pays pendant le week-end de la fête de l’Indépendance », ont alerté les services météorologiques américains (NWS).Près de la Maison-Blanche, une chaleur étouffante régnait jeudi à la mi-journée, avec un ressenti de 43 °C.Refugié sous un parasol, June Martin, vendeur à la sauvette de 65 ans s’affairait tant bien que mal. « Il fait très, très humide. C’est atroce », peste-t-il auprès de l’AFP, le visage en sueur.« Si vous n’avez pas besoin d’être dehors, n’y restez pas », insiste-t-il. « Moi c’est parce que j’ai une bonne raison d’être ici […] c’est comme ça que je paie mes factures ».
Dans la ville de New York, les températures ressenties devraient elles atteindre dans la journée les 43 °C tandis que dans sa périphérie, des pics à 46 °C devraient être enregistrés.À Central Park, le mercure a atteint à 13 h 51 les 38 °C (avec un ressenti de 41 °C), une première depuis juillet 2012, selon les services météorologiques.« Vraiment dur »Cette châpe de chaleur brûlante recouvre la moitié est des États-Unis et pourrait occasionner de « nombreux records de température journaliers », a prévenu le NWS, ajoutant que cette chaleur est aggravée par un air très chargé en humidité.Bien qu’une majorité de bâtiments aux États-Unis soient équipés de systèmes de climatisation et de refroidissement, les canicules font davantage de morts dans le pays que les ouragans et les inondations.À Washington, José, casque de protection sur la tête et chasuble fluo sur le dos, se dépêche de ramener trois bouteilles d’eau fraîche à ses collègues.« C’est vraiment dur », souffle-t-il.Malgré la canicule, sa journée de douze heures n’a pas été écourtée, alors cet employé du BTP tente de s’adapter : « je prends un peu de temps, cinq ou quinze minutes de pause pour rentrer à l’intérieur, puis je retourne travailler ».Cet épisode caniculaire inquiète particulièrement les autorités en raison de sa longueur et de son intensité qui pourraient éprouver la santé des personnes les plus vulnérables mais aussi mettre à mal les infrastructures.Réseau électrique à la peine« Le réseau électrique de New York est soumis à une forte pression », a indiqué jeudi la gouverneure de l’État Kathy Hochul sur X, enjoignant la population à faire des économies d’énergie en évitant d’utiliser certains appareils électroménagers.Un appel partagé par le maire de New York, Zohran Mamdani, qui a notamment enjoint ses administrés à régler leur climatisation sur 78 F (25,5 °C) et non pas plus froid, s’attirant des critiques.Cela « pourrait être la vague de chaleur la plus extrême que cette ville ait connue depuis plus d’une décennie », avait-il alerté la veille.Cette canicule doit se poursuivre jusqu’à samedi, jour des 250 ans de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, et pourrait ainsi perturber les célébrations.La Coupe du monde de soccer, qui se déroule actuellement aux États-Unis ainsi qu’au Canada et au Mexique, pourrait également être affectée par la chaleur.Si quelques stades sont équipés d’un toit, de la climatisation ou des deux (comme ceux d’Atlanta ou encore de Dallas et Los Angeles), beaucoup sont à ciel ouvert, comme celui de Philadelphie, où la France affrontera samedi le Paraguay en huitièmes de finale.Partout dans le monde, les vagues de chaleur deviennent plus intenses et plus fréquentes en raison du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz.La canicule historique qui s’est récemment abattue sur une grande partie de l’Europe en est un exemple.











