Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Justice Justice Justice Dany Leprince clame de longue date son innocence au sujet des meurtres de son frère, de sa belle-sœur et de deux de ses nièces dans leur maison de Thorigné-sur-Dué, dans la Sarthe, voisine de la sienne. Les révisions de condamnations pénales criminelles sont extrêmement rares en France. Article réservé aux abonnés Dany Leprince n’aime pas trop parler en public et il avait quelques raisons d’être ému, jeudi 2 juillet, mais il a réussi à remercier la cour, son épouse et ses avocats, « qui ont fait un super travail ». « J’aimerais aussi avoir une pensée pour ma famille disparue, mon frère, ma belle-sœur et mes deux nièces, a ajouté l’homme, condamné en 1997 à la prison à perpétuité pour le quadruple meurtre de Christian Leprince, de sa femme, Brigitte, et de deux de leurs filles. Et, évidemment, je pense à Solène » – la seule rescapée du massacre du 4 septembre 1994 à Thorigné-sur-Dué (Sarthe). « Le combat continue et je suis déterminé non seulement pour le procès en révision, mais également pour la vérité qui doit éclater », a-t-il poursuivi. La cour de révision des condamnations pénales a annulé, jeudi, à Paris, l’arrêt de la cour d’assises de la Sarthe de 1997 et renvoyé Dany Leprince, 69 ans, qui crie depuis trente-deux ans son innocence, devant la cour d’assises du Maine-et-Loire, à Angers. La décision est historique : il ne s’agit que de la 13e révision criminelle depuis 1945. Une précédente demande avait échoué, en 2011. Condamné à la réclusion criminelle avec vingt-deux ans de sûreté, Dany Leprince, après dix-huit ans de prison, est aujourd’hui libre – et présumé innocent. Il vous reste 85.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.