Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Mexique Mexique Mexique En refusant de ratifier pour seize ans l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, le gouvernement américain a opté pour une renégociation annuelle du traité. Ce, afin d’arracher des avantages à ses principaux partenaires commerciaux, au détriment du bon voisinage et de la stabilité réglementaire qui encadre les quelque 2 000 milliards de dollars échangés tous les ans entre les trois pays. Article réservé aux abonnés Le gouvernement de Donald Trump a asséné un nouveau coup de boutoir contre l’accord de libre-échange entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique (ACEUM) : alors que les deux voisins des Etats-Unis, qui sont aussi ses principaux partenaires commerciaux, avaient souhaité ratifier le traité pour les seize prochaines années, le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a annoncé, mercredi 1er juillet, que « les Etats-Unis n’ont pas accepté de renouveler l’ACEUM sous sa forme actuelle », en ajoutant que l’administration Trump continuera les négociations avec le Mexique et le Canada « pour résoudre les défauts de l’accord et nos déficits commerciaux avec ces pays ». Au Mexique, qui destine près de 88 % de ses exportations vers les Etats-Unis, soit 189 milliards de dollars (166 milliards d’euros) entre janvier et avril, cette annonce n’a pris personne par surprise, tant le locataire de la Maison Blanche vitupère régulièrement contre l’ACEUM. Le gouvernement de la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, et les principaux syndicats patronaux ont multiplié les appels au calme, en pariant sur le fait que l’accord restera en vigueur pendant au moins dix ans. Au lieu de retirer les Etats-Unis du traité, comme il aurait pu le faire sous un délai de six mois, le gouvernement Trump a choisi de renégocier certains aspects de l’accord commercial tous les ans au long de la décennie à venir, avec une nouvelle phase de discussions prévue le 20 juillet, à Mexico. Il vous reste 70.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.