France PolitiqueRenaissanceLRPSEELVRNÉlectionsLFIPolitique. Le gouvernement a annoncé les dates de la prochaine élection présidentielle, le 18 avril et le 2 mai. Le choix d'organiser le second tour au lendemain du 1er-Mai en exaspère certains à droite.Publié le 02/07/2026 à 08:21Bruno Retailleau prononce un discours lors d'un grand meeting à Vincennes le 20 juin 2026.Le Pictorium/MAXPPPL'annonce a été officiellement faite par Maud Bregeon ce mercredi 1er juillet. La porte-parole du gouvernement a confirmé les dates de la prochaine élection présidentielle telles que validées en conseil des ministres : ce sera le dimanche 18 avril 2027 pour le premier tour et le dimanche 2 mai 2027 pour le second tour. Autrement dit, au lendemain du 1er-Mai, une date symbolique, avec son lot de défilés syndicaux et de revendications sociales, qui sert chaque année de tribune pour les partis politiques de gauche, ainsi que pour le Rassemblement national. L'autre choix permis à l'exécutif aurait été les 11 et 24 avril, mais cette option n'a donc pas été retenue.Ces dates ont été dans la foulée critiquées, particulièrement à droite. Le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau s'est dit "en colère" après le choix du gouvernement qui n'est "pas neutre" selon lui. "Que l'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique. Le choix du gouvernement, ça a été le choix de la gauche, parce que la gauche pense qu'un second tour après le 1er-Mai, ça l'avantagera", a dénoncé mercredi le candidat LR à la présidentielle sur CNews. Selon l'ex-ministre de l'Intérieur, la proximité du second tour avec le 1er-Mai rend impossible le respect de la période de réserve électorale, qui interdit aux partis toute propagande ou prise de parole, dans les 48 heures qui précèdent le scrutin. Un argument balayé par Maud Bregeon. Les règles de silence politique la veille de la présidentielle "seront les mêmes que d'habitude", a assuré la porte-parole du gouvernement à l'issue du conseil des ministres. Ainsi, la campagne officielle pour le second tour prendra fin le vendredi 30 avril à minuit, avant l'entrée en vigueur de cette traditionnelle période de réserve électorale jusqu'à l'annonce des résultats. "Il n'y a pas de raison de polémiquer sur ces dates, faisons confiance à l'intelligence des Français", a-t-elle souligné.Une "vision un peu politicienne" selon le RNLes Républicains ne sont pas les seuls à déplorer le choix de ces dates. Invité de l'Association des journalistes parlementaires, mercredi, le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu a aussi estimé que le choix du 2 mai pour le second tour "après les défilés du 1er-Mai" n'était "pas très judicieux". "Derrière il y a forcément une vision un peu politicienne. Mais les Français sauront faire la part des choses", a déclaré le député du Nord.Le RN avait déjà critiqué les dates de la précédente élection présidentielle. A cette époque, la candidate du parti Marine Le Pen estimait que le choix du 10 et 24 avril 2022 visait à "détourner les Français" du scrutin, avec les vacances de Pâques. "Là on met le premier tour le jour où les régions Paca et Hauts-de-France sont en vacances et le deuxième dimanche tout le monde sera en vacances", avait-elle déploré sur France Inter. Des dates qui risquaient de démobiliser les électeurs, selon la candidate, qui avait affronté Emmanuel Macron au second tour du scrutin. Le président de la République restera président jusqu'à l'échéance de son mandat le 14 mai, a relevé sur le réseau social X le constitutionnaliste Benjamin Morel. "Il peut cependant décider de démissionner plus tôt, dès la proclamation des résultats, remettant plus tôt les pouvoirs à son successeur comme le fit Valéry Giscard d'Estaing en 1981", a-t-il rappelé.