Manifestation sur la place Vendôme, devant le ministère de la justice, pour réclamer une loi contre les violences faites aux mineurs, à la suite du décès de Lyhanna. A Paris, le 29 juin 2026. JULIE SEBADELHA/AFP
Le Parlement a définitivement adopté, mercredi 1er juillet, une proposition de loi qui garantit un avocat à tous les enfants placés ou protégés dans le cadre d’une procédure d’assistance éducative. Le texte, qui doit entrer en vigueur en janvier 2027, a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale en deuxième lecture, dans les mêmes termes que le Sénat, fin mai.
Il a fait écho dans l’hémicycle au drame de l’adolescent Louis, tabassé à mort à Narbonne fin juin, et qui était un enfant placé dans un foyer de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Onze jours avant sa mort, il s’était rendu seul dans une gendarmerie du Tarn pour « y dénoncer des faits de violences en réunion », avait fait savoir le procureur, Jean-Philippe Rey.
D’un coût évalué à environ 300 millions d’euros, la mesure a été soutenue par le ministre de la justice, Gérald Darmanin, qui a toutefois souligné le « défi d’organisation des juridictions » qu’elle représente.
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