Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Téléphonie mobile Téléphonie mobile Téléphonie mobile La Commission entend favoriser les constellations européennes dans le domaine stratégique des communications directes entre les satellites et les smartphones. Le groupe d’Elon Musk agite le spectre d’une forte dégradation de son service en Ukraine. Article réservé aux abonnés Starlink n’apprécie guère la nouvelle politique de Bruxelles visant à défendre la souveraineté de l’Europe dans les communications directes entre les satellites et les smartphones. SpaceX, la maison mère de la constellation américaine, s’est fendu, fin juin, d’une note au vitriol de quatre pages, pour contester la volonté de la Commission européenne de favoriser les constellations européennes dans ce domaine stratégique. En plein essor, cette technologie, appelée « direct-to-device », permet de communiquer directement depuis l’espace dans les territoires non couverts par les opérateurs mobiles traditionnels. Le 27 mai, l’institution a proposé de réserver un tiers des fréquences destinées à cet usage aux services souverains européens, notamment pour les communications sécurisées des forces armées. Un autre tiers de ce spectre radioélectrique, situé dans la bande de 2 gigahertz, sera réservé à des groupes européens pour des services commerciaux. Résultat : les constellations étrangères, à l’instar de Starlink ou d’Amazon Leo, propriété du géant américain de l’e-commerce, devront se contenter du dernier tiers, lui-même divisé en deux blocs de fréquences. Il s’agit d’un tournant dans la politique de la Commission, puisque les licences sont, depuis 2009, entre les mains d’opérateurs américains, Viasat et Echostar. Il vous reste 81.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.