Les dirigeants d’Amérique du Sud présents au 68ᵉ sommet du Mercosur, au siège de la Conmebol, à Luque (Paraguay), le 30 juin 2026. DANIEL DUARTE/AFP
Le 68e sommet des chefs d’Etat du Mercosur s’est ouvert, mardi 30 juin, dans la banlieue d’Asunción, au Paraguay, par de sévères critiques du président paraguayen, Santiago Peña, envers les « asymétries » induites selon lui au sein de l’organisation par l’accord avec l’Union européenne (UE).
« À quoi bon négocier avec l’Europe si l’accès à de nouveaux marchés ne sert pas à développer ceux qui ne le sont pas encore ? », a déclaré M. Peña, en référence à la répartition entre les pays du Mercosur des exportations vers l’UE. « Le terrain n’est pas égal pour tout le monde, nous n’avons ni le même marché, ni les mêmes industries, ni la même logistique », a-t-il ajouté à l’ouverture du le sommet.
M. Peña a exigé des « résultats concrets » pour corriger ce qu’il considère comme des déséquilibres « au goût amer » dans l’accord signé en janvier avec l’UE qui doit être encore ratifié. L’UE offre des contingents d’importation assortis d’avantages douaniers que le Mercosur se répartit entre membres.
M. Peña a estimé que « c’est une question de justice ». « Un Mercosur sans justice, c’est tout sauf un bloc fraternel », s’est-il plaint. « Voulons-nous un Mercosur où le plus fort piétine le plus faible ? », a lancé M. Peña à l’adresse de ses homologues. « Si le Mercosur veut être crédible à l’extérieur, il doit d’abord être juste à l’intérieur », a renchéri M Peña, premier dirigeant du bloc à s’exprimer.











