La Norvège avait Erling Haaland et Martin Odegaard. Mais depuis quelques années, la nation scandinave en pleine expansion peut compter sur un nouveau talent émergent : Antonio Nusa. Auteur d’une magnifique frappe enroulée pour ouvrir le score ce mardi lors d’un 16e de finale bouillant face à la Côte d’Ivoire, le virevoltant ailier gauche s’est fait un nom au milieu d’un secteur offensif bien fourni.Il faut dire que sa précocité parle pour lui. Avant de marquer son tout premier but en Coupe du monde, Nusa s’était déjà illustré sous le maillot norvégien. Buteur dès sa première sélection, face à la Jordanie le 7 septembre 2023, il était devenu à l’époque le deuxième plus jeune joueur de l’histoire de son pays à marquer en équipe A, à 18 ans et 144 jours. Rapidement devenu l’un des chouchous des fans des Drillos Løvene, le crack a développé un style de jeu rappelant fortement celui de son idole : Neymar.Le « Neymar norvégien »Profil très vif, Nusa est un technicien hors pair, qui ne cesse jamais de provoquer son vis-à-vis et dispose également d’une qualité de finition déjà impressionnante pour son jeune âge. Surnommé le « Neymar norvégien », le talent brut a grandi en observant les exploits du Brésilien mais s’efforce de tracer sa propre route, forgé par les épreuves vécues dans sa jeunesse.Car avec le talent viennent inévitablement les sollicitations, dures à maîtriser à un si jeune âge. Formé à Stabaek, dans la banlieue d’Oslo, le bourreau des Éléphants a pris la direction de la Belgique et du Club Bruges à 15 ans. Un déracinement difficile à vivre, comme il l’a expliqué dans son ouvrage « Tout commence par un rêve », publié en début d’année et axé sur le développement personnel et la santé mentale dans le football.À voir aussi« Je ressentais l’ambiance. Le silence. Les commérages. Des gens qui me regardaient et parlaient une langue que je ne comprenais pas », peut-on lire dans un extrait partagé par Eurosport. « Essayez d’imaginer : vous êtes assis seul dans le vestiaire et tout le monde vous fixe. Deux ou trois gars, censés être vos coéquipiers, sont là et parlent de vous, mais pas à vous. J’étais très jeune et je suis arrivé dans un endroit où je ne me sentais pas encore tout à fait à l’aise. Cela a eu un impact sur mon jeu. C’est là que les problèmes ont commencé. C’était, à bien des égards, un cercle vicieux. »Pisté par le Bayern MunichÉprouvé, Nusa est sorti renforcé de cette période délicate, devenant rapidement un cadre du club brugeois. Proche de rejoindre Chelsea à l’été 2023 après une saison convaincante en Belgique, où il a continué à battre des records de précocité, inscrivant notamment son premier but en Ligue des champions à 17 ans, il prend finalement la direction de l’Allemagne un an plus tard.Sa destination ? La pépinière de talents du RB Leipzig. Dans la Saxe, il continue de se développer avec ambition et humilité. La saison dernière, en compagnie de son compère d’attaque Yan Diomandé, il a martyrisé les défenses de Bundesliga. Au point d’attirer les convoitises du grand Bayern Munich, qui serait prêt à débourser près de 50 millions d’euros pour s’attacher ses services. Nul doute que sa performance de premier plan face à la Côte d’Ivoire ne risque pas de faire chuter sa cote.
Fan de Neymar, talent brut, déjà auteur d’un livre… Qui est Antonio Nusa, le crack norvégien qui a marqué face à la Côte d’Ivoire ?
Premier buteur face aux Éléphants, Antonio Nusa a participé à la qualification décrochée par la Norvège, qui sera au rendez-vous des 8e de f










