Economie Politique économiqueEconomie. Le pays a retenu les leçons du passé : sa discipline budgétaire est payante. Mais le déclin démographique compromet la croissance.Publié le 17/09/2025 à 17:00bookmarkLe président français Emmanuel Macron accueille la Première ministre italienne Giorgia Meloni à son arrivée au sommet de la "coalition des volontaires" au palais de l'Élysée, à Paris, le 27 mars 2025.Ludovic MARIN / AFPBien qu’éphémère, le mouvement a dû faire sourire au Palais Chigi, le siège de l’exécutif à Rome. Dans la foulée du vote de confiance défavorable au gouvernement Bayrou le 8 septembre, le taux d’intérêt des obligations françaises à 10 ans est brièvement passé au-dessus de son équivalent transalpin. Preuve que les investisseurs accordent autant de crédit à la signature italienne qu’à celle de l’Etat français. Le symbole d’une Italie qui, sortie des sombres heures de la crise des dettes souveraines, a redoré son blason. Quand celui de la France se ternit de jour en jour. "Les rôles se sont inversés. L’Italie bénéficie désormais d’une prime de stabilité politique après une phase de forte errance parlementaire entre 2016 et 2021. Dès lors que la majorité est claire, les politiques sont mises en œuvre de façon fluide", note Mabrouk Chetouane, directeur de la stratégie marchés internationaux chez Natixis Investment Managers. Giorgia Meloni ne peut que s’en féliciter, elle qui tient les rênes du Conseil des ministres depuis près de trois ans..