Didier Deschamps et son staff n'ont certainement pas présenté leur futur adversaire sous cet angle aux joueurs de l'équipe de France, mais la Suède se présente en seizièmes de finale de la Coupe du monde avec un statut de miraculée, mardi 30 juin au MetLife Stadium, dans la banlieue de New York. Face aux Bleus, qui ont roulé lors de la phase de groupes avec le meilleur bilan du tournoi (9 points et une différence de buts de +8), les Scandinaves ne partiront clairement pas favoris.

Absente du dernier Mondial au Qatar mais également de l'Euro 2024, la sélection suédoise a affiché une grande irrégularité ces précédents mois. Elle n'aurait même jamais été présente en Amérique cet été sans un heureux changement de règlement, après n'avoir pris que deux petits points et échoué à la dernière place d'un groupe de qualification abordable (Suisse, Kosovo, Slovénie).

Son salut est venu de son classement établi il y a près de deux ans lors de la Ligue des nations, qui lui a offert une place inespérée en barrages dans la zone Europe, une innovation liée au l'élargissement du Mondial à 48 équipes. L'ex-sélectionneur danois Jon Dahl Tomasson n'a cependant pas résisté au marasme, étant remplacé par l'Anglais Graham Potter en octobre.