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Antoine Fleury
professeur émérite d’histoire des relations internationales, Université de Genève
OPINION. Le 30 juin 1936 à la Société des Nations, l’empereur d’Ethiopie Haïlé Sélassié défend à la tribune son peuple, soumis aux attaques chimiques de l’armée italienne venue coloniser le pays. La SDN a ce jour-là manqué à son devoir de soutenir l’un de ses membres, préfigurant l’effondrement à venir, écrit Antoine Fleury, professeur émérite de l’Université de Genève
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