La cathédrale Sainte-Marie, église mère de l’archidiocèse de San Francisco, le 2 avril 2010. ERIC RISBERG / AP PHOTO/ERIC RISBERG
L’archidiocèse de San Francisco a annoncé, lundi 29 juin, avoir conclu un accord pour payer 395 millions de dollars (346 millions d’euros environ) à près de 530 personnes, victimes lorsqu’elles étaient mineures de violences sexuelles commises par les membres de son clergé, pour mettre un terme à leurs poursuites judiciaires.
Ces violences sur mineurs, qui remontent souvent à plusieurs décennies, ont longtemps été prescrites, jusqu’à ce que la Californie vote une loi donnant une fenêtre de trois ans aux victimes pour se manifester et engager des poursuites, entre début 2020 et fin 2022, pour des faits pourtant anciens. En 2024, l’archidiocèse de Los Angeles avait conclu un accord record de 880 millions de dollars.
L’accord « ouvre la voie à une indemnisation équitable pour les survivants qui ont porté le poids de ces abus toute leur vie », a estimé l’archevêque de San Francisco, Monseigneur Salvatore Cordileone, dans un communiqué. « Nous assumons l’entière responsabilité de ce qui s’est passé, et je présente mes sincères excuses à toutes les personnes qui ont été lésées », a-t-il ajouté, en évoquant « l’obligation morale » de l’Eglise catholique d’apporter une réponse à ses crimes.










