Les joueurs lensois lors d’une séance d’entraînement, à la veille de la finale de la Coupe de France de football Nice-Lens, au stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 21 mai 2026. FRANCK FIFE/AFP
Big bang à venir dans le foot ? Les députés ont adopté, lundi 29 juin, une batterie de mesures visant à réformer la gouvernance du sport professionnel, ferraillant sur des questions financières ou structurelles, et adoptant au passage une interdiction choc de la multipropriété d’un club français et d’un autre à l’étranger.
Pour répondre aux « dérives » constatées ces dernières années, en particulier dans le football, le texte, adopté par 75 voix contre 2, prévoit certains changements importants. Les fédérations pourraient notamment retirer aux ligues, après approbation du gouvernement, leur « subdélégation de service public », en cas de « défaillance grave » ou « de décision » engendrant « des difficultés sérieuses de financement » par exemple.
Une mesure qui vise sans détour le ballon rond, englué depuis plusieurs années dans une crise de droits TV, au fil de conflits successifs avec ses diffuseurs (Canal+, Mediapro, DAZN, etc.).
Initié au Sénat, le texte permettrait aux fédérations de créer leur propre « société commerciale » chargée des questions commerciales, en lieu et place des actuelles ligues. Lors de son dépôt, il y a un an, le patron de la Ligue de football professionnel (LFP), Vincent Labrune, s’inquiétait d’un potentiel « droit de vie ou de mort » sur « toutes les ligues professionnelles ».










