Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Europe Europe Europe La cheffe économiste de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement rappelle, dans un entretien au « Monde », que les prix de l’énergie sont cinq fois plus élevés en Europe qu’aux Etats-Unis, ce qui n’était pas le cas il y a six ans. Article réservé aux abonnés Le choc énergétique lié à la guerre au Moyen-Orient a davantage pénalisé l’Europe que les Etats-Unis, analyse la Polonaise Beata Javorcik, cheffe économiste de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Fondée en 1991 pour aider les pays de l’ex-bloc soviétique, cette institution a depuis étendu son périmètre, notamment à une partie de l’Asie centrale. Dans ses nouvelles prévisions publiées le 3 juin, elle table sur une croissance de 3,1 % en 2026 pour l’ensemble des 41 pays qu’elle suit, contre 3,4 % en 2025. Comment les pays couverts par votre institution ont-ils traversé le choc énergétique engendré par la guerre au Moyen-Orient ? En 2020, les prix du gaz naturel étaient au même niveau en Europe et aux Etats-Unis. Aujourd’hui, ils sont cinq fois plus élevés sur le Vieux Continent, en raison de la guerre en Ukraine déclenchée par la Russie en 2022, qui a contraint les Etats à trouver une alternative au gaz russe, puis du confit au Moyen-Orient. C’est un écart majeur qui pèse sur la compétitivité européenne, même s’il est moins élevé que durant le pic de 2022, grâce au développement des énergies renouvelables dans un certain nombre de pays. Il vous reste 83.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.