Temps de Lecture 3 min.
Article réservé aux abonnés
ReportageAu tout début du XXᵉ siècle, les premiers immigrés japonais sont arrivés au Brésil en quête de travail. Au total, ils ont été plus de 240 000 à faire le voyage au pays du football. Lundi, beaucoup se trouveront devant leurs écrans pour le 16ᵉ de finale entre le Brésil et le Japon (à 19 heures, heure de Paris).
Arborant fièrement son maillot bleu du Japon, José Tanabe a fait son choix. « Mon cœur a parlé », lance, enthousiaste, le sexagénaire, en tapotant l’écusson japonais sur sa poitrine. Cependant, sa casquette du club de Campinas, ville voisine de Sao Paulo, ne trompe pas : cet ingénieur à la retraite est bien né ici, au Brésil. Croisé à Liberdade, le quartier japonais de Sao Paulo, il fait partie des 2,7 millions de Brésiliens d’ascendance japonaise, qui, lundi 29 juin, devront choisir entre soutenir la Seleçao et les Samurai Blue pour le 16e de finale de la Coupe du monde de football qui oppose les deux équipes.
Principalement concentrés dans les Etats de Sao Paulo et du Parana, dans le sud du pays, les Nikkei brésiliens constituent la plus grande communauté nippone hors des frontières du pays du Soleil-Levant. A l’origine de ce flux migratoire, des raisons économiques. Au début du XXe siècle, l’Empire japonais n’arrive plus à subvenir aux besoins de sa population, qui croît trop vite.












