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ReportagePlusieurs milliers de fans des Bleus assistent à chacun des matchs disputés aux Etats-Unis. Certains sont prêts à d’importants sacrifices pour vivre au plus près l’expérience de ce Mondial, particulièrement onéreux.

« C’est la Coupe du monde de football la plus chère, il n’y a pas de doute. » Dominique Garnier pose ce constat sans détour, jeudi 25 juin, à la veille du match remporté par l’équipe de France contre la Norvège. Le sexagénaire, rencontré par Le Monde dans le Public Garden de Boston (Massachusetts), en face de l’hôtel occupé par les Bleus, sait de quoi il retourne : il est, à lui seul, une mémoire vivante du tournoi.

Aux Etats-Unis, cet entraîneur des gardiens installé à Sydney (Australie) assiste à son onzième Mondial. Depuis l’édition 1982 et ces quelques semaines passées à sillonner l’Espagne « à moto, sans casque et en maillot de bain », le bourlingueur n’en a raté qu’un, celui de 1994, déjà dans le pays de l’oncle Sam. La France n’était pas qualifiée, alors Dominique Garnier se rattrape, après avoir consciencieusement économisé 100 euros, chaque mois, pendant quatre ans.