Vercel m'a longtemps convenu. Tu pousses ton code, trente secondes plus tard c'est en ligne avec un certificat valide, un CDN et des previews par branche. Pour démarrer un projet, je ne connais rien de plus confortable. Le problème arrive après, quand le projet vit. La facture grimpe avec le trafic et les fonctions serverless, certaines fonctionnalités propriétaires deviennent compliquées à reproduire ailleurs, et tu finis par ne plus vraiment savoir où ni comment ton app tourne. C'est un excellent point de départ, et un piège dès qu'on veut maîtriser son coût et son infra.
Pour ce portfolio comme pour plusieurs projets clients, j'ai pris le chemin inverse. Un VPS à quelques euros par mois, une image Docker, un reverse proxy, un pipeline maison. L'idée n'est pas de revenir à l'âge de pierre du déploiement par FTP : je garde le « git push et c'est en ligne », mais sur une machine que je contrôle de bout en bout. Voici comment c'est câblé, et les deux ou trois endroits où je me suis fait avoir.
L'image Docker : tout repose sur le mode standalone
La pièce qui change tout, c'est output: "standalone" dans next.config.ts. Au build, Next trace exactement les fichiers nécessaires au runtime et les recopie dans .next/standalone/. On passe d'une image d'environ 1 Go à environ 200 Mo. Sans ça, tu traînes tout node_modules dans ton conteneur de prod pour rien.







