Vincent Bouillard à Paris, en avril 2025. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Une boucle de ceinturon en argent vient compléter sa collection. A 32 ans, le Français Vincent Bouillard s’est adjugé en premier le trophée récompensant les finisseurs de la Western States Endurance Run (WSER), course pionnière de l’ultra-trail et plus ancien « 100 miles » américain, en moins de vingt-quatre heures (elle est en bronze pour ceux qui finissent en moins de trente heures). Et le vainqueur surprise de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) en 2024 – il était alors amateur et courait sans sponsor – ne s’est pas contenté de devenir le septième athlète (et quatrième homme) à remporter deux des quatre « monuments » de l’ultra-trail : samedi 27 juin, le traileur d’Annecy s’est imposé en écrasant le record de l’épreuve sillonnant la piste empruntée au XIXe siècle par les chercheurs d’or et d’argent de la ruée vers l’or.

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Premier coureur à passer sous la barre des quatorze heures pour effectuer les 100 miles (161 kilomètres) et 5 500 mètres de dénivelé positif reliant Olympic Valley, en Californie, à la piste d’un lycée d’Auburn, Vincent Bouillard a mis 13 h 46 min 16 s à terminer la course. Dans une « édition licorne », comme l’ont tourné les commentateurs de l’épreuve, où les athlètes ont été quelque peu épargnés par la chaleur souvent suffocante des pistes californiennes au début de l’été, trois autres coureurs, dont le Français Thomas Cardin (4e, pour ses débuts sur la distance) ont également effacé le record détenu depuis 2019 par l’Américain Jim Walmsley, quadruple vainqueur (14 h 09 min 28 s). Chez les dames, l’Américaine Jennifer Lichter, vainqueure en 15 h 28 min 05 s, a également battu la précédente marque de référence de sa compatriote Courtney Dauwalter.