"Nous allons vers un El Nino très fort, voire exceptionnel"

Les prévisions le confirment : El Niño est de retour. Ce phénomène climatique naturel, qui survient tous les trois à sept ans, est associé à des sécheresses, des pluies diluviennes et des records de chaleur à l’échelle mondiale. Son nom vient de l’Enfant Jésus en espagnol, car ses premiers signes apparaissent généralement autour de Noël. Mais derrière cette appellation se cache une autre, "l’enfant terrible du Pacifique".

Pourquoi ce surnom ? Parce qu’El Niño agit comme un amplificateur du réchauffement climatique. Il peut faire grimper la température moyenne mondiale de plusieurs dixièmes de degré et accroître la fréquence ou l’intensité d’événements météorologiques extrêmes dans de nombreuses régions du globe.

Mais comment ce phénomène, capable d’influencer le climat de toute la planète, se forme-t-il ?

El Niño : un ventilateur qui s'arrêteEl Niño vient d'un dysfonctionnement des alizés, des vents soufflant toujours dans la même direction, d’est en ouest, et présents notamment dans le Pacifique équatorial. Ils déplacent l'eau du Pacifique équatorial de l'est vers l'ouest. L'eau de surface se réchauffe, particulièrement à l’ouest du bassin, engendrant beaucoup d'évaporation et de pluie. Donc, dans des conditions normales avec des alizés, il pleut beaucoup à l'ouest, mais peu à l'est.