Un véhicule militaire israélien circule près d’un bâtiment endommagé sur lequel flotte un grand drapeau israélien, au Liban, vu du nord d’Israël, le 27 juin 2026. AMIR COHEN / REUTERS

L’armée israélienne a annoncé avoir mené samedi 27 juin une frappe aérienne visant des combattants présumés dans la région de Nabatiyé, dans le sud du Liban, la première de ce type depuis l’annonce par Washington d’un accord-cadre entre Israël et le Liban. Une porte-parole de l’armée israélienne a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que la frappe visait des « terroristes présumés qui représentaient une menace pour les soldats » israéliens.

Cette frappe intervient au lendemain de l’annonce par Washington d’un accord-cadre entre le Liban et Israël en vue de trouver « une paix durable » entre les deux pays du Proche-Orient, adversaires de longue date. « Les résultats de la frappe sont encore en cours d’évaluation », a ajouté l’armée.

Le chef du Hezbollah pro-iranien a qualifié samedi de « grave erreur » cet accord, estimant qu’il était « nul et non avenu ». « L’accord-cadre de Washington est humiliant, honteux, et représente un abandon de souveraineté », a affirmé Naïm Qassem dans un communiqué, accusant le gouvernement libanais de « légitime[r] » ainsi l’occupation de son territoire.