Des sans-papiers Malawites attendent dans l’espoir de monter dans un bus pour le Malawi, à Kwazulu (Afrique du Sud), le 26 juin 2026. MARCO LONGARI/AFP

La ministre de la justice sud-africaine, Mmamoloko Kubayi, a déclaré, vendredi 26 juin, que le pays a autorisé plus de 15 000 ressortissants malawiens à quitter le pays avant les manifestations anti-immigrés prévues la semaine prochaine, dont beaucoup craignent qu’elles ne dégénèrent en violences. Des milliers d’autres attendent d’obtenir l’autorisation de départ dans des campements de fortune, selon la même source.

Des groupes d’initiative citoyenne ont donné jusqu’au 30 juin aux ressortissants étrangers en situation irrégulière pour quitter le pays et ont appelé à des manifestations dans tout le pays, faisant craindre une recrudescence des violences xénophobes.

Des Malawites étaient regroupés dans des centres aux conditions de vie déplorables dans les villes de Durban et Kwazulu, au KwaZoulou-Natal (sud-est), où ils attendaient des bus pour un voyage de 2 000 kilomètres vers leur pays, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).

Les conditions de vie dans ces camps de fortune sont « intenables », a reconnu la ministre de la justice. « A ce jour, 15 162 ressortissants malawites au total ont fait l’objet d’une procédure d’expulsion et de rapatriement, et d’autres sont encore en cours de vérification », a-t-elle précisé.