S'ils rament au Mondial, c'est uniquement pour célébrer ! Plus qualifiés pour une Coupe du monde depuis 28 ans, les Norvégiens traversent ce premier tour comme dans un enchantement, à l'image de leurs supporters devenus l'une des attractions outre-Atlantique avec leur "viking row" en tribunes. Après deux victoires probantes contre l'Irak (4-1) et le Sénégal (3-2), la sélection scandinave a déjà décroché son ticket pour les seizièmes de finale et dispute la première place du groupe I à l'équipe de France, qu'elle récupérerait en cas de succès, vendredi 26 juin au Gillette Stadium de Boston (21h, diffusé en direct sur M6 et M6+).

Une surprise ? Pas forcément. Dès le tirage au sort, la Norvège s'avançait comme un adversaire à éviter après une campagne de qualifications exceptionnelle : 8 victoires en autant de matchs, 37 buts marqués pour 5 encaissés mais surtout un 7-1 cumulé face à l'Italie. Autrement dit, c'était l'épouvantail du chapeau 3 et sa simple présence risquait de donner une poule de la mort, ce qui n'a pas manqué. Le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, avait même avancé en avril qu'il la considérait comme "la meilleure équipe européenne du moment".

Reste que voir un pays peuplé de seulement 5,5 millions d'habitants, avec aussi peu de références dans les grands tournois dernièrement (aucune participation depuis l'Euro 2000), afficher ce niveau de performance a de quoi dérouter. Mais alors comment l'expliquer ?