Un homme passe devant des bâtiments endommagés après des tremblements de terre qui ont frappé La Guaira, au Venezuela, le 25 juin 2026. MAXWELL BRICENO / REUTERS

Au lendemain des puissants tremblements de terre qui ont frappé le Venezuela, les scènes de destruction laissent présager un bilan loin d’être définitif. « Malheureusement, nous avons accueilli environ 235 patients qui sont arrivés sans signes vitaux ou qui sont décédés dès leur arrivée dans nos établissements de santé », a déclaré, jeudi 25 juin, le ministre de la santé, Carlos Alvarado, à la télévision d’Etat, après une nouvelle évaluation effaçant le décompte de 188 morts précédemment annoncé. Il n’a pas précisé le nombre de blessés que les autorités avaient auparavant chiffré à 1 520.

A l’épicentre du tremblement de terre, les équipes de l’Agence France-Presse (AFP) ont constaté d’impressionnants dégâts. Des bâtiments sont aplatis, des montagnes de gravats s’élèvent, dans lesquelles des familles en détresse tentent de retrouver des personnes ensevelies.

La zone la plus durement touchée est celle de La Guaira, au nord de la capitale Caracas, où se trouve l’aéroport international de Maiquetia qui a été fermé, et la ville côtière de Catia la Mar, où plusieurs immeubles se sont écroulés. Comme celui où habite Antonio Bermudez : « Il y a un endroit d’où une jeune femme appelée Jennifer, du onzième étage, me répond. Mais nous n’avons aucun outil, nous n’avons aucun moyen pour aider » à l’extraire des décombres, explique-t-il.