Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Venezuela Venezuela Venezuela Alors que le bilan provisoire du double tremblement de terre de mercredi atteint 235 morts, Feliciano De Santis, président de la Société vénézuélienne de géologues, estime, dans un entretien au « Monde », que de fortes répliques sont à craindre. Article réservé aux abonnés Le Venezuela a été frappé par deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 intervenus à quelques minutes d’intervalle. Le bilan encore très provisoire de ces « séismes jumeaux », ou « doublet sismique », fait état de 235 morts à Caracas et un millier de blessés. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont portées disparues, notamment dans la ville de La Guaira, sur la côte caraïbe, où se trouve l’aéroport international de la capitale. Feliciano De Santis est président de la Société vénézuélienne de géologues et professeur de géothermie a l’Université centrale du Venezuela. Il a été pendant douze ans chercheur de la Fondation vénézuélienne de recherches sismiques (Funvisis). Il répond par téléphone aux questions du Monde. Le nord du Venezuela est traversé par un système de failles qui séparent la plaque tectonique sud-américaine et la plaque des Caraïbes. Les tremblements de terre y sont pourtant moins fréquents que dans d’autres pays d’Amérique Latine, comme le Mexique ou le Chili, ou encore l’Equateur et la Colombie. Pourquoi ? Il y a différents types de failles. Celles du Venezuela sont des failles dites transoccurrentes, c’est dire que les plaques tectoniques qui se touchent coulissent entre elles. La période de récurrence (à savoir la période entre deux épisodes sismiques comparables) est plus longue que dans les systèmes de failles par subduction, lorsqu’une plaque tectonique glisse sous l’autre, ce qui est le cas dans les pays que vous mentionnez. Il nous manque encore des données pour savoir ce qu’il s’est exactement passé. Ce qui est sûr, c’est que 80 % de la population vénézuélienne vit au-dessus des failles transoccurrentes les plus actives. Toutes les grandes villes sont construites à la limite des deux plaques. Comme les séismes sont relativement peu fréquents, les gens ont tendance à oublier que le Venezuela est un pays sismique, ce qui est un facteur de vulnérabilité supplémentaire. Le phénomène de deux séismes quasi simultanés est relativement rare. Comment s’explique-t-il ? Il vous reste 64.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.