Déjà éliminée au coup d'envoi, la Tunisie a concédé une troisième défaite en autant de rencontres jeudi 25 juin, s'inclinant face aux Pays-Bas à Kansas City (1-3). Après les humiliations subies contre la Suède (1-5) et le Japon (0-4), elle quitte l'Amérique avec un bien triste bilan : un zéro pointé au compteur, mais surtout un différence abyssale de -10.
Alors oui, dans l'histoire du Mondial, on a déjà vu pire : la Corée du Sud en 1954 (-16 en deux matchs), le Zaïre en 1974 (ex-RD Congo, -14), Haïti la même année (-12), le Salvador en 1982 (-12 avec un 10-1 record encaissé)… Plus récemment, l'Arabie saoudite en 2002 (-12) ou la Corée du Nord en 2010 (-11) se sont aussi illustrés dans le très mauvais. Mais ce n'étaient alors pas des sélections du calibre de la Tunisie, première équipe d'Afrique à remporter un match en Coupe du monde en 1978 et encore vainqueure des Bleus, champions en titre, il y a quatre ans.
Cet été, les Aigles de Carthage ont mis la barre très haut sur le plan du ridicule. Déjà peu brillants à la CAN en janvier avec une défaite aux tirs au but contre un Mali réduit à dix pendant près de 100 minutes en huitièmes de finale, les Tunisiens ont démarré à l'envers leur Mondial après un revers cinglant face à la Belgique en préparation (0-5). De quoi largement fragiliser l'ex-sélectionneur franco-tunisien Sabri Lamouchi avant de s'envoler pour Monterrey, où l'attendait une poule corsée.










