Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Zimbabwe Zimbabwe Zimbabwe Chef de l’Etat depuis 2017, Emmerson Mnangagwa a fait modifier la Constitution pour rester au pouvoir. Cette pratique autoritaire est favorisée par l’intérêt des investisseurs internationaux, chinois et américains notamment, pour le pays, devenu un géant du lithium. Article réservé aux abonnés Il y a près d’une décennie, en 2017, les Zimbabwéens célébraient comme un seul homme la chute du président Robert Mugabe, renversé par une révolution de palais après près de trente ans de règne. Le départ du « camarade Bob » avait suscité l’espoir d’un changement démocratique. Dix ans plus tard, celui-ci paraît définitivement enterré. Dans la droite lignée de son mentor, son successeur et ancien bras droit, Emmerson Mnangagwa, semble lui aussi déterminé à s’éterniser au pouvoir. Le 18 juin, le chef de l’Etat a fait modifier la Constitution pour prolonger son mandat de deux années supplémentaires – jusqu’en 2030 – et s’ouvrir la voie d’une présidence à vie. Porté au pouvoir en 2017, Emmerson Mnangagwa avait promis, devant un stade comble, à Harare, de « ne pas gâcher l’occasion de changer la culture politique » du pays, marqué par un népotisme décomplexé. Mais, depuis, celui que l’on surnomme le « Crocodile » a pris goût au pouvoir. Au point d’emprunter à l’ancien régime ses méthodes, tout en prétendant de rompre avec l’héritage de Robert Mugabe. Issu des rangs de l’armée, le chef de l’Etat, 83 ans, ne s’est pas contenté de cadenasser la vie politique zimbabwéenne en éliminant toute opposition. Il a modifié la Constitution sans passer par un référendum, comme l’exige pourtant la loi : le texte a été adopté par la chambre base du Parlement, où les députés de son parti, la ZANU-PF, au pouvoir depuis l’indépendance de 1980, disposent d’une large majorité. Il vous reste 76.61% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Zimbabwe, derrière un renouveau démocratique en trompe-l’œil, l’héritage autoritaire de Robert Mugabe perdure
Chef de l’Etat depuis 2017, Emmerson Mnangagwa a fait modifier la Constitution pour rester au pouvoir. Cette pratique autoritaire est favorisée par l’intérêt des investisseurs internationaux, chinois et américains notamment, pour le pays, devenu un géant du lithium.













