Le commandant des forces de l’armée américaine en Europe et en Afrique — qui est notamment resté dans les mémoires comme le dernier soldat américain à avoir quitté l’Afghanistan en 2021 — quitte de manière inattendue ses fonctions après seulement 18 mois en poste, a confirmé l’armée mardi soir.Le général Christopher Donahue, commandant général de l’armée américaine en Europe et en Afrique et commandant du Commandement terrestre allié de l’OTAN, cédera son commandement le 2 juillet, selon un communiqué de l’armée transmis à l’Associated Press.Il est le dernier d’une série de près d’une vingtaine de hauts responsables militaires à prendre leur retraite ou à quitter leurs fonctions prématurément sous la direction du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, qui s’est engagé à réduire les effectifs des hauts gradés de l’armée avec pour devise « moins de généraux, plus de soldats ».L’adjoint de M. Donahue, le général de division Christopher Norrie, assurera l’intérim, précise le communiqué.Diplômé de West Point et commandant de carrière des opérations spéciales, M. Donahue a commandé des unités de la Delta Force en Irak et en Afghanistan avant de prendre la tête de la 82e division aéroportée de juillet 2020 à mars 2022.C’est au cours de cette période qu’il a supervisé la sécurité à l’aéroport international Hamid Karzaï lors du retrait chaotique des États-Unis du pays en 2021.Le 30 août 2021, M. Donahue est devenu le dernier soldat américain à quitter le pays après près de 20 ans de guerre déclenchée par les attentats du 11 septembre 2001. Ce moment a été immortalisé par une photo emblématique prise à l’aide de lunettes de vision nocturne, montrant le général montant à bord du dernier avion-cargo C-17 à quitter le pays.M. Hegseth et le président Donald Trump avaient fait du retrait chaotique d’Afghanistan — une opération lancée à la suite d’un accord négocié avec les talibans par l’administration Trump au cours de son premier mandat — un sujet de critique politique récurrent et l’objet d’un nouvel examen par le Pentagone.En mai dernier, M. Hegseth a ordonné ce nouvel examen du retrait alors que l’opération avait déjà fait l’objet de multiples enquêtes menées par le Pentagone, le Commandement central américain, le département d’État et le Congrès, qui avaient donné lieu à des centaines d’entretiens et à l’analyse de vidéos, de photographies et d’autres enregistrements et données.On ignore quelles nouvelles informations spécifiques cette nouvelle enquête cherche à obtenir.