Lors du défilé homme printemps-été 2027 de Saint Laurent, à la Bourse de commerce, à Paris, le 23 juin 2026. GONZALO FUENTES/REUTERS

Une fashion week est-elle compatible avec la canicule ? La saison masculine printemps-été 2027 de Paris, qui se déroule du 23 au 28 juin, coïncide avec le pic de chaleur qui accable la capitale. En ces premiers jours, a priori, peu de changement au programme : aucun des 33 défilés et 37 présentations prévus n’ont été annulés ; deux marques ont simplement décalé au matin leur show initialement programmé en début d’après-midi. De son côté, la Fédération de la haute couture et de la mode a fait passer des consignes réglementaires (avoir des points d’eau, adapter les horaires de travail, etc.) aux marques, qui ont aussi, selon leur budget, investi dans des éventails à distribuer aux invités, des ventilateurs, voire des climatiseurs.

Malgré les températures exceptionnelles donc, la fashion week suit son cours ordinaire. Le premier jour rassemble deux maisons françaises de (très) grande envergure et concurrentes : Saint Laurent, qui appartient à Kering, et Louis Vuitton, le fleuron de LVMH.

Chez Saint Laurent, le défilé a lieu à la Bourse de commerce, qui abrite la collection d’art de François Pinault, le fondateur du groupe Kering. La marque investit la rotonde où se trouve en ce moment Cloud #07156, la « sculpture de brouillard » de Fujiko Nakaya : un système de pompes à haute pression et de rangées de buses émet des microgouttelettes recréant une brume mouvante, d’une densité parfois étonnante.