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EnquêteAlors que l’Union européenne cherche des capitaux pour financer la transition écologique ou la défense, le royaume scandinave est donné en exemple en raison du dynamisme de sa Bourse, où presque tous les habitants ont placé une part de leur épargne. Un modèle fondé sur l’éducation financière.

Plusieurs fois par semaine, entre deux cours à l’université, Tova Lundmark, 21 ans, retourne au lycée. L’étudiante en sciences politiques y parle épargne et placements en Bourse avec les élèves. Elle est rémunérée par l’organisation Ung privatekonomi (« L’Economie privée pour les jeunes ») fondée en 2008, par la Bourse de Stockholm, en Suède, et des associations, dont celle des petits actionnaires Aktiespararna. Le programme a pour objectif d’améliorer l’éducation financière des jeunes Suédois, dans un pays où presque tous les habitants détiennent de l’épargne en Bourse.

Début mai, Tova Lundmark était au lycée Fria Läroverken, à Malmö, pour y rencontrer des élèves de 1re en section coiffure. Son discours est rodé. Sur le tableau blanc, elle projette un graphique montrant l’évolution de l’indice de la Bourse de Stockholm ces cinquante dernières années. Malgré des creux, la courbe est ascendante.