La commune de Dabo (Moselle), où fut découvert le trésor de la Chouette d’or, le 3 mai 2025. JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP
« Mauvais perdant » ou de « bonne foi » ? Gérard Simon, le président de l’association des chercheurs de la Chouette d’or (A2CO), a comparu pour diffamation, mardi 23 juin à Strasbourg (Bas-Rhin), après avoir critiqué l’organisation de cette célèbre chasse au trésor, résolue en octobre 2024. « La soi-disant fin de la Chouette d’or nous a beaucoup surpris », a déclaré M. Simon devant le tribunal correctionnel, avant une décision attendue le 15 septembre prochain.
Le 3 octobre 2024, quand Michel Becker, responsable de la chasse au trésor, affirme que la cache a enfin été trouvée, dans le village mosellan de Dabo, certains « chouetteurs » n’y croient pas. Parmi eux, Gérard Simon, qui assure que l’endroit a été « creusé des milliers de fois depuis 1993 », date du début du jeu de piste créé par Régis Hauser, connu sous le pseudonyme de Max Valentin, mort en 2009. « Les solutions m’ont paru sidérantes », raconte le retraité.
Gérard Simon exprime aussi des doutes au sujet du gagnant, une « personne anonyme, étrangère », alors que, selon lui, celui qui remporte une « chasse au trésor mythique comme celle-ci » devrait être « content de montrer sa bobine à tout le monde ». Cet ancien professeur de mathématiques est jugé pour diffamation, pour avoir annoncé en ligne, sur le forum de son association, le dépôt d’une plainte pénale détaillant de nombreuses infractions, dont « escroquerie en bande organisée ».








