Le premier ministre hongrois, Péter Magyar, s’adresse aux journalistes à son arrivée au sommet de l’Union européenne, à Bruxelles, le 18 juin 2026. MARIUS BURGELMAN / AP PHOTO/MARIUS BURGELMAN
Les députés hongrois ont approuvé, mardi 23 juin, des mesures pour lutter contre la corruption, qui s’inscrivent dans la vaste offensive de réformes du nouveau premier ministre, Péter Magyar, et qui visent aussi à permettre au pays d’accéder aux milliards d’euros de fonds européens actuellement gelés.
L’Union européenne a annoncé, fin mai, qu’elle allait débloquer plus de 16 milliards d’euros destinés à la Hongrie, mais gelés en raison des atteintes à l’Etat de droit sous le gouvernement du premier ministre nationaliste Viktor Orban, au pouvoir notamment de 2010 à 2026. A condition d’adopter les réformes nécessaires pour s’attaquer aux problèmes liés à la corruption et à l’Etat de droit. Conservateur proeuropéen, Péter Magyar a promis un « changement de régime » après avoir délogé en avril Viktor Orban, au pouvoir depuis seize ans.
La loi anticorruption a été adoptée sans difficulté par 142 votes pour, 39 contre et 3 abstentions. Le parti Tisza du nouveau premier ministre dispose de plus des deux tiers des sièges au Parlement, cela lui permet de modifier des lois-clés et d’amender la Constitution sans le soutien de l’opposition.











