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Olivier Fillieule
professeur de sociologie politique à l’Institut d’études politiques de l’Unil, directeur de recherche au CNRS
OPINION. Une bonne manifestation est une manifestation qui ne se tient pas. C’est bien l’horizon que dessine la nasse effectuée par la police genevoise le 14 juin. Elle ne vise ainsi plus seulement à contenir les violences, mais à rendre l’exercice d’une liberté publique suffisamment coûteux pour que les citoyens y renoncent, écrit Olivier Fillieule, spécialiste des questions de maintien de l’ordre et de mouvements sociaux
Manifestation No-G7 à Genève: 30.000 personnes et dégâts mineurs (Tesla brûlée) contre les 800-1.000 « protestataires violents » prévus. La prévention excessive du risque produit elle-même le désordre et façonne la perception — un paradoxe de gouvernance de crise.
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professeur de sociologie politique à l’Institut d’études politiques de l’Unil, directeur de recherche au CNRS

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