L’homme d’affaires franco-syrien Mohed Altrad, président du groupe Altrad, au stade Septeo de Montpellier, le 1ᵉʳ novembre 2025. GABRIEL BOUYS/AFP
Une enquête préliminaire pour fraude fiscale vise le groupe Altrad, spécialisé dans la production et la distribution de matériels pour le bâtiment, a déclaré, lundi 22 juin, le parquet national financier (PNF) à l’Agence France-Presse (AFP).
L’enquête pénale, en cours depuis une plainte de l’administration fiscale mi-avril, est ouverte pour les infractions de fraude fiscale aggravée et blanchiment de fraude fiscale aggravée en bande organisée, a précisé le PNF.
Des perquisitions ont été conduites « dans divers lieux en France », dont le siège du groupe de Montpellier, mobilisant « une cinquantaine d’enquêteurs », selon la même source. « Des auditions sont intervenues pour les personnes physiques sous le régime de l’audition libre. Il n’y a donc pas eu de garde à vue », a ajouté le PNF.
Selon une source interne au groupe, qui a requis l’anonymat, les soupçons portent sur un système de fraude fiscale d’un montant annuel compris « entre 23 et 86 millions d’euros par an sur la période 2018-2024, soit un montant total compris entre 350 et 400 millions d’euros ».






