Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Google Google Google La maison-mère, Alphabet, dévisse en Bourse, alors que les surinvestissements se poursuivent et qu’une guerre des prix dans l’IA, avec l’aide de modèles chinois, menace les leaders du secteur. Article réservé aux abonnés La guerre des talents dans l’intelligence artificielle (IA) fait rage dans la Silicon Valley, et Wall Street s’en émeut. Lundi 22 juin, l’action d’Alphabet, la maison mère de Google, a reculé de 5 % après l’annonce, vendredi, du départ de John Jumper, vice-président de Google DeepMind, pour la start-up leader du secteur, Anthropic (modèle Claude). Cette annonce se cumule avec le départ annoncé jeudi 18 juin de Noam Shazeer, l’un des chercheurs les plus éminents de Google, pour l’autre grande start-up du secteur, OpenAI, la firme qui inventa ChatGPT en 2022. Soudain, Google semble incapable de retenir ses talents décisifs. En une journée, elle a perdu 215 milliards de dollars (environ 188 milliards d’euros) de capitalisation boursière. Lauréat du prix Nobel de chimie en 2024 aux côtés de Demis Hassabis (de Google) et de David Baker, John Jumper est surtout connu comme le co-créateur d’AlphaFold, une IA révolutionnaire ayant prédit plus de 200 millions de structures protéiques, ce qui a permis de gagner des années dans la recherche biologique et médicale. Le départ de M. Jumper intervient alors que Google peine à vendre ses outils de programmation d’IA aux entreprises, selon l’agence Bloomberg. « OpenAI et Anthropic dominent de plus en plus le marché de pointe aux Etats-Unis », écrivait dimanche Adam Crisafulli, fondateur de la lettre d’information Vital Knowledge. Il vous reste 73.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.