On la redoutait, la météo n'a pas été clémente avec nos Bleus, vainqueurs de l'Irak pour leur deuxième match de la Coupe du monde (3-0) après une longue interruption, pendant plus de deux heures, lundi 22 juin. La pluie diluvienne et l'orage se sont abattus sur Philadelphie : devenue inévitable après un déluge débuté vers la 35e minute de jeu, l'arrêt temporaire de la rencontre a finalement été décidé à la mi-temps, poussant la partie, longue de 3h48 tout compris, jusqu'au bout de la nuit pour les spectateurs de l'Hexagone.

Et ce, en vertu de la législation en vigueur aux États-Unis, qui prévoit que toute manifestation en extérieur peut être interrompue ou retardée de trente minutes si un éclair est détecté dans un rayon de 13 km. Un autre coup de tonnerre et le chronomètre de trente minutes repart à zéro. De quoi créer pas mal d'incertitude pour les Bleus, qui ont malgré tout fait le boulot en seconde période, aggravant le score par deux fois.

Mais qu'ont fait les Français pour rester dans le match ? "On est restés actifs, avec de la mobilisation, un peu de vélo notamment. Puis, quand on a vu qu'on n'avait pas d'heure [de reprise], on discutait, on rigolait. Quand on a eu l'heure, on s'est reconcentrés", a confié Jules Koundé au micro de M6, au coup de sifflet final. "On discute, ils récupèrent. Cela ne sert à rien d'anticiper. On est dépendants donc j'arrête de leur donner des nouvelles car cela change toutes les trente secondes", expliquait d'ailleurs à la pause Didier Deschamps auprès du diffuseur, plutôt inquiet de savoir si ses ouailles auraient le droit à un échauffement digne de ce nom pour reprendre.