Des migrants tchadiens embarquent à bord de bus devant le bureau des expulsions du ministère de l’intérieur, afin d’être expulsés vers leur pays d’origine, à Tripoli (Libye), le 12 mai 2025. YOUSEF MURAD/AP
Amnesty International a dénoncé, mardi 23 juin, un rapprochement envisagé entre l’Union européenne et la Lybie sur les questions migratoires. « L’Union européenne cherche à étendre sa coopération avec les autorités libyennes rivales et leurs groupes armés alliés, alors même que ces acteurs mènent une campagne d’une intensité croissante, alimentée par un discours xénophobe, d’arrestations de masse, de détentions arbitraires et d’expulsions collectives illégales », s’indigne l’ONG dans un rapport.
Selon Amnesty, la répression est menée et encouragée aussi bien par le gouvernement d’unité nationale basé à Tripoli, reconnu par l’ONU, que par l’exécutif parallèle contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils, à Benghazi, dans l’est du pays. « L’UE finance depuis longtemps le contrôle des mouvements migratoires en Libye par son soutien aux garde-côtes libyens, ce qui la rend déjà complice de terribles atteintes aux droits humains et de violences », affirme Diana Eltahawy, directrice adjointe pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, citée dans le communiqué de l’ONG.










