Une pépite de 1988 signée Coppola, le retour de la Fête du cinéma, une balade sur les traces de “Ratatouille”… Découvrez notre sélection de rendez-vous pour vivre (au frais) une semaine pleine de cinéma, à partir du 22 juin. Jeff Bridges dans « Tucker : l’homme et son rêve » de Francis Ford Coppola (1988), à (re)voir au Nouvel Odéon le dimanche 28 juin. LucasFilms Par Jérémie Couston Publié le 22 juin 2026 à 18h15 Paris est un festin pour les cinéphiles. Mais tout le monde n’a pas le temps de lire le menu. Pour vous aider à choisir, nous avons lancé cet agenda du cinéphile, dans lequel vous trouverez des sorties triées sur le volet pour les sept jours à venir. Bon appétit ! La fête : 5 euros la séance, c’est le mode d’emploi simplissime et salvateur de la toujours incontournable Fête du cinéma. Le meilleur endroit au monde pour se rafraîchir. Le festival : Première édition du Frida (Festival et rencontres itinérantes du film d’art) organisé par la Cinémathèque du documentaire avec projections et autres conférences dans divers lieux de Paris (d’où le « i » d’itinérantes). Le programme est riche, baladez-vous. Du 26 au 29 juin au Saint-André-des-Arts, 6e, à La Clef, 5e, à la Cinémathèque du documentaire, 4e, au MK2 Bibliothèque, 13e… Le ciné-club : Le ciné-club de Thierry Jousse termine son année scolaire avec Tucker (1988), film méconnu et très personnel du grand Francis Ford Coppola consacré à Preston Tucker (1903-1956), cet ingénieur passionné et communicant de génie qui, à la fin des années 1940, inventa « la voiture de demain » avant d’être brisé par les manœuvres politico-économiques ourdies contre lui par les géants de l’industrie automobile. Et Fête du cinéma oblige, c’est 5 euros pour tous. Le dimanche 28 juin à 18h au Nouvel Odéon, 5e. Le classique à voir sur grand écran : Chaque jour, une soixantaine de films de patrimoine (films de 20 ans et plus selon la définition du CNC) sont proposés dans les salles parisiennes. Une exception mondiale dont il faut profiter avant l’apocalypse climatique ! Toutes les séances sont méticuleusement répertoriées par ce site bien pratique, Le Rétro projecteur. Une fois n’est pas coutume, on a choisi un film assez rare, pour ne pas dire rarissime, du catalogue Diagonale, feu la société de production de Paul Vecchiali : Simone Barbès ou la Vertu, de Marie-Claude Treilhou (France, 1979), fait le portrait d’une ouvreuse d’un cinéma porno à propos duquel votre journal préféré écrivait : « Disparate, tantôt naturaliste, tantôt fantaisiste, ce portrait de femme en trois mouvements brode autour de la solitude, de l’abandon et du fantasme. Dérive nocturne, goût des lieux cachés et des comportements illicites, le film, assez pionnier, annonce pas mal de traits du cinéma minimaliste actuel. » Le cours de cinéma : Dans le cadre de son cycle L’Art du mensonge, le Forum des images a fait appel dans ses précieux cours du vendredi à Dork Zabunyan, professeur en cinéma à l’université-Paris 8 pour dispenser une conférence intitulée « Mensonges de l’histoire, cinémas de la mémoire » au cours de laquelle il disséquera les mécanismes de la propagande d’État allié ou non au septième art. La balade ciné (pour enfants) : Juliette Dubois propose ce dimanche une balade en bord de Seine à destination des familles autour des dessins animés qui ont Paris pour décor (Ratatouille, Dilili à Paris, Un monstre à Paris…) mais où il sera aussi question des techniques d’animation des premiers inventeurs. Le dimanche 28 juin à 10h30, place Dauphine, sur l’Île de la Cité, 1er.