La mission d'inspection sur l'affaire de la jeune Lyhanna "établit une vérité d'une extrême gravité", à savoir que "la chaîne de protection a failli", en raison d'une "succession d'erreurs, de négligences, d'inactions et de mauvaises décisions", a déclaré lundi Sébastien Lecornu.
"La puissance publique ne se défaussera pas. Elle doit reconnaître cette défaillance, établir précisément les responsabilités et en tirer toutes les conséquences, y compris individuelles. Cette exigence de vérité ne doit cependant pas conduire à jeter l'opprobre ni sur la gendarmerie nationale ni sur l'autorité judiciaire dans leur ensemble", a affirmé le Premier ministre sur X après avoir reçu le rapport d'inspection.
La mort de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers, a suscité un émoi national d'autant que le principal suspect, Jérôme Barella, était déjà visé par la plainte déposée en août 2025 par la mère de Rosa, une autre enfant de dix ans qui l'accuse de l'avoir violée à plusieurs reprises. Or, il n'avait jamais été entendu par les enquêteurs.
"Une succession d'erreurs, de négligences, d'inactions et de mauvaises décisions"Les rapporteurs de la mission d'inspection ont pointé lundi une série de dysfonctionnements de la part du parquet et de la gendarmerie du Gers dans le traitement de l'affaire de la jeune Lyhanna. Rédigé par les services de l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et celle de la justice (IGJ), le rapport, réalisé à partir d'une trentaine d'entretiens, a été remis en fin de matinée à Sébastien Lecornu à Matignon.











