Bleu-vert, écaillé et infesté par les algues : les déboires du miroir d’eau du Lincoln Memorial à Washington n’en finissent plus de plomber un projet cher à Donald Trump, qui a accusé dimanche des « cinglés » de l’avoir « vandalisé ».Depuis sa rénovation, ce bassin emblématique de la capitale rencontre plusieurs problèmes. La peinture bleue apposée au fond du bassin — à grand frais — s’effrite. Quant à sa teinte « bleu drapeau », elle a favorisé l’apparition d’algues qui ont rapidement proliféré.Ces couacs ont ravivé les critiques autour de ce chantier estimé à environ 14 millions de dollars selon la presse américaine, confié sans appel d’offres public à une entreprise ayant déjà travaillé sur un club de golf du président.Loin d’endosser la responsabilité de la situation, Donald Trump incrimine depuis samedi de prétendus « saboteurs », multipliant les messages sur son réseau Truth Social.« Les travaux de réparation du bassin réfléchissant, gravement vandalisé, vont commencer immédiatement. Je viens de l’inspecter et je n’ai pu que me dire […] “Waouh, qui a pu faire une chose pareille ? Des gens malades, des détraqués !” », a déclaré le président américain dimanche.La veille, il avait déjà déclaré sur Truth Social que la police des parcs nationaux avait « arrêté plusieurs individus pour avoir vandalisé le magnifique bassin réfléchissant de notre nation », avant d’insister quelques heures plus tard sur le fait que « de nombreuses autres personnes » avaient été arrêtées.Le Service des parcs nationaux (NPS), qui s’occupe de la gestion de l’ouvrage, n’a pas confirmé à l’AFP ces arrestations ni la nature des activités de « sabotage » évoquées par le président.Donald Trump accuse ceux qu’il qualifie de « vandales » d’avoir utilisé « une sorte de couteau ou de lame » pour entailler le bassin sur « une longueur de 250 pieds » (environ 76 mètres) et d’y avoir déversé « des produits chimiques corrosifs et destructeurs », sans pour autant apporter de preuves.