Le gardien de but cap-verdien Vozinha, à l’issue du match de Coupe du monde de football contre l’Espagne, à Atlanta (Géorgie), le 15 juin 2026. BUDA MENDES / AFP
« Aucune mère ne devrait manquer l’occasion de voir son enfant entrer dans l’histoire. » Dans un communiqué publié le 17 juin, Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants des Etats-Unis, a annoncé que la mère de Vozinha, le gardien de but du Cap-Vert, pourrait obtenir son visa à temps pour assister au deuxième match de son fils à la Coupe du monde de football. Avec sa sélection, il affronte l’Uruguay, dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 juin (minuit, heure de Paris).
Le 15 juin, elle avait dû regarder les tout premiers pas de l’archipel dans un Mondial de son domicile, situé sur l’île de Sao Vicente. Elle s’était heurtée aux barrières financières et administratives imposées au pays africain par l’administration Trump, et notamment à des frais de visa exorbitants ; dont une caution remboursable au retour, d’un montant compris entre 5 000 et 15 000 dollars (4 362 à 13 086 euros).
A plus de 6 000 kilomètres de là, son fils entrait dans l’histoire. Face à l’Espagne, championne d’Europe en titre et candidate au sacre en Amérique du Nord, Vozinha a effectué sept parades et permis aux Requins bleus – le surnom de l’équipe cap-verdienne – d’arracher un match nul (0-0). Au coup de sifflet final, le portier avait fondu en larmes.











