Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels WhatsApp WhatsApp WhatsApp WhatsApp, Instagram, Signal… Conçues pour nous rapprocher, les messageries instantanées occupent une place centrale dans nos vies sociales. Face à l’injonction à répondre, la multiplication des groupes et la disponibilité permanente, de plus en plus de jeunes utilisateurs cherchent à lever le pied. Article réservé aux abonnés Louise, 22 ans, étudiante à Paris, redoute souvent d’ouvrir WhatsApp. Chaque soir, avant de se coucher, elle jette un coup d’œil au nombre de conversations en attente avant de refermer l’application. « J’ai la boule au ventre. Je vois les notifications s’accumuler, et je remets ça au lendemain. Je n’ai pas l’énergie mentale de répondre, soupire-t-elle (les personnes citées uniquement par leur prénom n’ont pas donné leur nom). Là, par exemple, j’ai 112 messages en attente. » Entre les groupes de sa promotion, ses amis et sa famille, les sollicitations semblent ne jamais s’arrêter. WhatsApp, Instagram, Telegram ou Snapchat ont transformé nos échanges en conversations permanentes. Dans son cabinet, Vanessa Lalo, psychologue clinicienne spécialisée dans les pratiques numériques, observe une remise en question croissante de ces usages, particulièrement chez les jeunes adultes : « Avec la [pandémie de] Covid-19 et les confinements, on a assisté à une appropriation massive des outils numériques. Ils répondent à des besoins réels : rester en lien avec sa famille, ses amis, parfois dispersés partout en France, voire dans le monde. Mais chez les 18-35 ans, je vois apparaître une envie de reprendre la main sur cette interconnexion permanente. » Car ces outils nous rapprochent parfois un peu trop. « On a envie de faire partie des groupes, de ne pas se sentir exclu. Et en même temps, dès qu’on y est, on peut se retrouver saturé », résume la spécialiste. Il vous reste 75.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« J’ai la boule au ventre, pas l’énergie mentale de répondre » : quand les messageries deviennent une source d’épuisement
WhatsApp, Instagram, Signal… Conçues pour nous rapprocher, les messageries instantanées occupent une place centrale dans nos vies sociales. Face à l’injonction à répondre, la multiplication des groupes et la disponibilité permanente, de plus en plus de jeunes utilisateurs cherchent à lever le pied.









