Mario Argollo, secrétaire exécutif de la Confédération des travailleurs boliviens (COB), s’adresse aux médias à l’issue d’une rencontre avec le président bolivien Rodrigo Paz, à la Paz, le 19 juin 2026. CLAUDIA MORALES / REUTERS
En Bolivie, un accord a été conclu vendredi 19 juin entre le président Rodrigo Paz et la principale centrale syndicale du pays, qui a annoncé la levée des mesures de pression après plus de six semaines de blocages routiers et de protestations réclamant la démission du chef de l’Etat.
« A partir de maintenant, les mesures de pression sont levées au niveau national », a annoncé le dirigeant de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), Juan Carlos Argollo. « Le dialogue est plus fort que la force elle-même », a pour sa part affirmé Rodrigo Paz après la signature de l’accord, qui ne concerne toutefois pas l’ensemble des secteurs mobilisés. Aucun détail n’a été fourni dans l’immédiat sur son contenu.
Début mai, la COB avait appelé à manifester et à bloquer les routes, donnant le coup d’envoi au mouvement de protestation. Les contestataires rejettent les propositions de réformes du président de centre droit, dont l’arrivée au pouvoir en novembre a mis fin à vingt années de gouvernements socialistes. Ils fustigent également l’absence de résultats pour sortir de la pire crise économique qu’ait connue le pays depuis quatre décennies.










