L’essentiel

Attaque contre Moscou. L'Ukraine a envoyé jeudi des drones contre une raffinerie dans la région de Moscou. Au moins 17 personnes ont été blessées par les drones ukrainiens, selon les autorités russes. Moscou promet une riposte «massive».Volodymyr Zelensky justifie cette attaque contre l'une des plus importantes raffinerie de Russie par la volonté d'enrayer la machine de guerre de Vladimir Poutine. Des attaques russes ont fait un mort et neuf blessés en Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi.Contacts avec le Kremlin. L’UE a eu des contacts diplomatiques avec Moscou pour rouvrir des canaux de communication, selon le cabinet d’Antonio Costa, le président du Conseil européen.

Le président du Conseil européen Antonio Costa défend son initiative diplomatique auprès du Kremlin, critiquée par certains des 27. Il a jugé qu’il était important d'«écouter» la Russie en vue d’éventuelles discussions sur l’Ukraine.«Malheureusement, le moment de négocier n’est pas encore venu. Mais, quoi qu’il en soit, nous devons établir immédiatement ce contact direct, car nous devons les écouter et nous devons pouvoir échanger», a-t-il déclaré vendredi devant la presse, à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.Ces «contacts diplomatiques» de l’entourage d'Antonio Costa avec Moscou, révélés mercredi, ont suscité des grincements de dents dans certaines capitales européennes, selon des diplomates à Bruxelles.«La question aujourd’hui n’est pas de savoir qui, quand, comment on doit aller négocier avec la Russie», a souligné le président français Emmanuel Macron devant la presse. Et c’est principalement à la «Russie, à qui beaucoup d’offres ont été faites ces derniers mois, de dire quand elle sera prête à négocier», a-t-il ajouté.Les 27 sont partagés sur les participants à une éventuelle table des négociations. Certains Etats membres sont favorables à une présence des grands pays, dans un format E3, acronyme diplomatique désignant la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. D’autres, en revanche, accordent leur préférence aux institutions de l’UE, et donc à Antonio Costa.«On a clarifié notre position», a assuré sur ce point Emmanuel Macron. Les «représentants des institutions et les Etats membres, qui sont clés pour les garanties de sécurité futures», seront autour de la table des négociations, lorsqu’elles se tiendront, a-t-il expliqué.