Nous, sociétés des journalistes, apportons notre soutien à la journaliste Alice Froussard, expulsée de force d’Israël alors qu’elle se rendait en Cisjordanie pour RFI et plusieurs médias français avec toutes les autorisations nécessaires.

Nous dénonçons également avec force les propos du ministre israélien de la diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme, Amichai Chikli, qui, sur le réseau social X, s’est réjoui de l’expulsion d’une « journaliste qui soutient le Hamas ». Ces accusations sans fondement jettent en pâture une journaliste expérimentée qui couvre le Proche-Orient avec rigueur et courage depuis plusieurs années.

Cet épisode constitue une nouvelle entrave à la liberté de la presse en Israël et en Palestine. Il intervient alors que la bande de Gaza reste complètement fermée à la presse internationale et que plus de 240 journalistes palestiniens ont été tués par l’armée israélienne depuis la terrible attaque du 7 octobre 2023, selon Reporter sans frontières. Bon nombre d’entre eux ont été tués dans l’exercice de leur fonction.

Un journaliste à Jénine (Cisjordanie), en août 2024. RONALDO SCHEMIDT / AFP

Désormais, alors que les violences des colons israéliens se multiplient dans toute la Cisjordanie, souvent avec le soutien du gouvernement israélien, nous constatons avec inquiétude que la liberté d’exercer des journalistes palestiniens comme de la presse étrangère se réduit elle aussi rapidement dans cette zone.