L’accord de paix conclu entre Donald Trump et le régime iranien ne lève pas seulement, au moins provisoirement, une hypothèque lourde de menaces pour le Moyen-Orient et pour l’économie mondiale. Il permet aussi à l’Ukraine de revenir en tête des priorités de la diplomatie.

Lire aussi | EN DIRECT, guerre en Ukraine : des drones russes ont touché deux navires civils en mer Noire, faisant un mort et cinq blessés

Lire plus tard

Le sommet du G7 organisé par la France, qui s’est achevé mercredi 17 juin à Evian, en Haute-Savoie, en a témoigné, comme le Conseil européen qui s’est tenu à Bruxelles, le 18 juin. Sur les bords du lac Léman, ragaillardi par cet accord dont le contenu n’est pas à l’avantage des Etats-Unis mais lui permet d’espérer s’extraire d’un bourbier, le locataire de la Maison Blanche a prêté une oreille plus attentive aux arguments des alliés occidentaux de Kiev, comme à ceux de l’infatigable président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Comme à son habitude, Vladimir Poutine avait pris soin de s’entretenir au préalable avec son homologue américain, dans le but manifeste d’affaiblir préventivement les plaidoyers pour l’Ukraine qu’il allait entendre. Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a invariablement privilégié le récit russe de cette guerre, se refusant ainsi à désigner Moscou comme l’agresseur. Autre signe de cette position biaisée, les émissaires personnels du président des Etats-Unis, Steve Witkoff et Jared Kushner, n’ont jamais fait le déplacement à Kiev, alors qu’ils ont partagé d’interminables tête-à-tête avec le maître du Kremlin.