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Une maire au Mexique est soupçonnée d'avoir simulé son enlèvement afin de récupérer une rançon de deux millions de dollars, prétendument destinée à couvrir un détournement de fonds au sein de son administration, ont indiqué jeudi 18 juin les autorités.

Nancy Nápoles, maire de Tenancingo, à environ 70 km au sud-ouest de la capitale Mexico, assure être innocente et fustige une affaire "à visée politique". Elle appartient au parti Morena de la présidente Claudia Sheinbaum, qui a fait de la lutte contre la corruption l'un des piliers de son gouvernement. Le parquet a indiqué que Nancy Nápoles a été citée à comparaître le 9 juillet pour "simulation d'enlèvement".

Elle ne fait pas l'objet d'un mandat d'arrêt, contrairement à son mari et à son beau-frère, en fuite et recherchés. Des hommes armés l'ont forcée à descendre de sa voiture avant de l'emmener, a indiqué le parquet qui fonde son dossier sur des témoignages de trois "ravisseurs" déjà en détention.

La maire "nie catégoriquement"Le parquet a précisé que pendant sa captivité, ses ravisseurs avaient menacé de la tuer, elle et sa famille, si elle ne payait pas "40 millions de pesos en échange de sa liberté" (2,3 millions de dollars) et lui avaient conseillé, dans le cas où elle ne disposerait pas de cette somme, de la "prélever sur les ressources de la mairie".