Les élus d’Ottawa se sont souhaité de bonnes vacances jeudi après-midi, tournant la page sur une saison mouvementée qui a vu l’historique transformation du gouvernement minoritaire de Mark Carney en majorité parlementaire.
Le leader du gouvernement en Chambre, Steven MacKinnon, venait de vanter la « session la productive de l’histoire récente » lors de laquelle son gouvernement a fait adopter une vingtaine de projets de loi, principalement en matière budgétaire, de sécurité publique ou de justice criminelle. Florilège de nouvelles lois canadiennes de 2026.
Finie, l’exception religieuseUne rare entente entre le Bloc québécois et le Parti libéral — lorsqu’il était encore minoritaire — a assuré la progression du projet de loi C-9, d’abord conçu pour criminaliser la perturbation de l’accès d’un lieu de culte et interdire l’affichage de certains symboles qui fomentent la haine, comme la croix gammée.Après un long combat, les souverainistes à Ottawa ont réussi à éliminer un passage peu utilisé du Code criminel qui permettait de protéger des poursuites les propos basés sur des textes religieux qui, autrement, seraient davantage considérés comme des discours haineux.Les conservateurs ont comparé ce projet de loi à une « culture de censure ». Ils ont tenté sans succès mercredi de sauver l’exception religieuse et de bloquer l’ajout à la liste des interdits, proposé par le Sénat, du symbole du nœud coulant associé au racisme anti-Noirs.Davantage d’agresseurs en prisonOttawa ne laissera plus les pires délinquants sexuels purger leur peine à domicile, en particulier ceux condamnés pour des crimes envers les enfants. Adopté sous bâillon et sans vote, le projet de loi C-14 regroupait plusieurs autres mesures visant à durcir la justice criminelle, tel que promis par les libéraux en campagne électorale.Les juges recevront par exemple l’instruction d’infliger des peines consécutives aux voleurs d’automobiles violents, comme à d’autres malfaiteurs qui font dans l’extorsion ou les incendies criminels. Ce sera maintenant aux récidivistes de faire la démonstration qu’ils méritent d’être libérés.







